About Berdikari 2
Nous gardons le régime modéré dès l’aube, quittant Waisai par le chenal lisse entre Gam et Batanta, avant que les grains de l’après-midi ne se lèvent. Berdikari 2 n’est pas conçue pour des cabines ni des nuits à bord — elle est épurée, légère, faite pour couvrir du terrain. Un seul invité, installé juste derrière la console, à portée de voix du pilote, sans avoir à crier par-dessus le capot moteur. Cela nous permet d’ajuster en temps réel : si le courant s’engouffre à Cape Kri à 10h00, nous y sommes à cet instant précis, pas selon un programme imprimé. Son faible tirant d’eau nous permet de nous faufiler dans de petites criques près de Yenbuba, là où les bateaux plus gros ne peuvent pas manœuvrer.
Vous ne trouverez ni couchettes ni salle de bain privée, car elles sont inutiles — ce bateau est conçu pour la journée, et pour un seul passager. Cela change tout. Nous n’attendons pas que sept autres invités terminent leur petit-déjeuner ou attachent leurs palmes. Si vous souhaitez remonter après un snorkeling en dérive à Melissa’s Garden et filer directement vers le prochain spot, nous le faisons. Le moteur hors-bord est réglé pour des démarrages rapides, et nous transportons des palmes supplémentaires, une bouée de signalisation de surface et une trousse de premiers secours adaptée aux plongées en zone isolée. Notre itinéraire dépend de la direction du vent : si les alizés du sud-est soufflent fort, nous restons sous le vent de Waigeo et explorons les récifs abrités de Saporkren, plutôt que de lutter contre la haute mer pour atteindre Wayag.
Lors d’une excursion complète, nous quittons généralement Waisai à 07h00, avec eau, collations et votre matériel rangés dans des caisses étanches sous le siège. À 08h30, nous arrivons au ponton d’Arborek — courte baignade avec le wobbegong local, puis ascension de la tour en bois pour une vue aérienne sur le récif. Nous rejoignons Cape Kri vers 10h00, où la paroi plonge à pic et où les hippocampes nains s’agrippent aux éponges tubulaires à 12 mètres. Le déjeuner se compose de portions froides de riz au thon et à la papaye, consommées sur le pont, à l’abri d’un minuscule îlot près de Mioskon.
L’après-midi, nous poussons soit vers le nord, en direction du belvédère de la lagune de Wayag — une montée de 20 minutes par des marches usées — soit, si la houle est forte, nous restons au sud et prospectons les fonds vaseux de Yenbuba à la recherche de poisson-garçon fantôme et de pieuvre à anneaux bleus. Dans tous les cas, nous calons le retour pour l’heure dorée au-dessus de la silhouette de Pianemo, ces karsts dentelés prenant une teinte ambrée tandis que nous rentrons à Waisai vers 18h00. Pas d’itinéraire fixe, pas de groupes partagés — juste un bateau, un invité, et vingt ans d’expérience pour savoir dans quel sens le courant tire derrière Boo Rocks.










