About Majik Cruise
Nous réglons soigneusement l'assiette de Majik Cruise quand elle affronte la houle de la mer de Savu après avoir quitté Labuan Bajo. Avec ses 42 mètres, elle tient bien la vague sans chocs brusques — sa ligne de coque de 2022 fend proprement l'eau, et nous avons ajusté le lest pour qu'elle ne tangue pas à l'ancre. Cela compte quand on guette le lever du jour sur Padar, où nous la positionnons côté sous le vent pour éviter le courant de marée venant de Loh Liang. Notre équipage de huit membres connaît ces marées comme son propre pouls. Nous avons calé le petit-déjeuner pour que vous soyez sur le pont, café en main, au moment exact où le soleil effleure le rebord du cratère.
La cabine unique se trouve à l'arrière, éloignée du bruit des moteurs, avec un accès direct au pont et une vue sur le sillage. Elle est pensée pour des retours tranquilles après des plongées de nuit à TKP, où nous restons à l'ancre tard si des invités souhaitent photographier la bioluminescence. Pas de hublot ici — une baie vitrée insonorisée sur toute la hauteur, équipée d'un store occultant, une température d'air maintenue à 21 °C, et une salle d'eau privée avec WC à pression. À bord de Majik, pas de cabines partagées : votre matériel reste en place, et vos équipements de plongée sèchent dans la zone dédiée.
Le deuxième jour est serré : Padar au lever du jour, puis 45 minutes de navigation vers l'île Komodo. Nous coordonnons avec les gardes via VHF pour espacer les groupes de randonnée aux dragons — moins de monde, meilleures observations. Après le déjeuner sous l'auvent du pont supérieur, nous gagnons Pink Beach à 14h30. La teinte rose du sable est plus visible en milieu d'après-midi, quand le soleil est haut ; nous calons donc l'heure idéalement. Le snorkeling y est peu profond, mais nous apportons serviettes fraîches et tranches de papaye directement au bord de l'eau. Ensuite, dérive en flottaison le long du courant à Manta Point, où notre observateur en proue signale les entrées propres, à l'écart du trafic de surface.
Le troisième jour, départ matinal vers Taka Makassar. C'est un banc de sable qui émerge à marée basse — parfait pour un petit-déjeuner à terre si le courant est faible. Nous avons cartographié le chenal sûr avec des waypoints GPS, relevés sur trois saisons sèches. De là, les récifs en gradins de Kanawa attirent requins de récif et chirurgiens bleus en bancs denses. Nous mouillons côté ouest, où la pente reste au-delà de 30 mètres et la visibilité s'éclaircit après la houle matinale. Notre guide tient une ardoise pour noter les espèces observées — chaque invité reçoit une copie avant le débarquement.
Majik Cruise a été conçue pour ce trajet précis. Elle ne vise pas Misool ou Cenderawasih — cela sort de notre itinéraire. Nous nous concentrons sur l'essentiel de Komodo : courants, dragons et résilience des coraux. La table à manger est en teck, dressée pour huit personnes maximum, et tous les repas utilisent des produits de mer débarqués le jour même par les pêcheurs Bajo. Rien de surgelé. Notre cuisine fonctionne à induction, le riz est toujours parfait, les sauces ne tournent pas à la chaleur. Vous n'y trouverez ni carte des vins ni mixologue — juste une Bintang bien fraîche, du café local, et le ronronnement discret d'une machine bien huilée.










