About Radea 2
Nous maintenons l'étrave à 12 nœuds quand la mer de Banda se creuse, et la coque de 30 mètres du Radea 2 fend proprement la houle. Cela fait toute la différence entre Labuan Bajo et Sebayur – une traversée de quatre heures que les petits bateaux transforment en calvaire. Nous arrivons à 15h30 pile, au moment où la marée baisse suffisamment pour découvrir le banc de sable à l'entrée de la baie. Les passagers descendent directement sur des fragments de corail blanc, sans débarquement en zodiac. La première plongée se fait toujours à Batu Bolong – non seulement pour les parois coralliennes balayées par les courants, mais aussi parce que nous sommes souvent le seul bateau dans le chenal avant 09h00 le lendemain matin.
Ce n'est pas un ancien cargo converti en liveaboard. Le Radea 2 a été conçu dès 2019 comme un yacht dédié à la navigation habitable : la salle des machines est à l'arrière, pas au milieu, ce qui élimine toute vibration dans les espaces passagers. La cabine unique est située au milieu du bateau, juste au-dessus des réservoirs de carburant – le point le plus stable en mer agitée. C'est une suite double avec salle d'eau privée, une grille de ventilation efficace au-dessus du lit, et une douche à eau douce qui offre une pression digne d'un resort de plongée, pas d'un phinisi en bois. Nous gardons des bouteilles de 15 litres en réserve sur le pont, car certains plongeurs font trois plongées par jour, et nous ne les faisons pas attendre le temps du remplissage.
Jour 2 : nous sommes à Padar avant l'aube. Pas le débarquement classique sur le sentier bondé – nous accostons à la plage ouest à 05h45, laissons les passagers gravir l'arête sud, puis venons les récupérer plus tard à Loh Liang. C'est l'avantage d'avoir un capitaine qui a effectué 1 200 traversées à Komodo : nous savons quels mouillages se vident à 08h00 et lesquels restent saturés jusqu'à midi. Après la visite du poste des gardes Komodo à Loh Liang, nous filons vers Pink Beach, mais pas vers la crique principale. Nous jetons l'ancre dans l'anse nord, où le sable se mêle aux foraminifères et aux débris coralliens, et les passagers font du snorkeling sur le récif juste au large du cap, loin des spots surpeuplés.
Prochaine étape : Manta Point à Nusa Kode. Nous ne dérivons pas avec le courant comme les bateaux d'excursion. Nous nous ancréons côté sous le vent, déployons le balisage de surface, et laissent les passagers entrer par l'échelle de poupe. Les raies manta arrivent près de la côte quand la marée tourne à 10h30 – nous en avons vu six en vingt minutes. En fin d'après-midi, nous rejoignons l'île de Kalong. Les chauves-souris frugivores ne s'envolent qu'à 18h15, alors nous calons le barbecue sur le pont pour coïncider : les passagers dégustent des brochettes tandis que les premières ailes traversent le ciel orangé.
Dernier jour, nous filons vers l'est jusqu'à Taka Makassar. C'est un banc de sable qui émerge à marée basse, entouré de récifs peu profonds. Nous arrivons à 08h30, mouillons à 8 mètres, et laissons les passagers patauger à travers les hauts-fonds. La visibilité atteint 25 mètres quand le soleil est haut. Après une heure, nous nous déplaçons de 1,2 mille nautique à l'ouest vers Kanawa – un cône volcanique aux coraux mous drapés sur les rochers. Le snorkeling y est optimal à 11h00, quand la houle s'apaise. Nous sommes de retour à Labuan Bajo à 15h00, assez tôt pour des vols au check-in tardif.










